SAM 11 NOV – 20H30
UN PIANO DJINN AU PAYS DU OUD

Petite et grande musique,
d'Orient et d'Occident

Photo : Laurence Vray

Réservation

15€ sur place
10€ membres
5€ étudiant -25 ans
1,25€ Art.27
Carte de membre 10€

Formule dîner spectacle
Repas servi dès 19h, sur réservation : 15€

Un duo piano/oud représente la confluence de plusieurs mondes, genres et époques. Il y a d’abord la rencontre de l’orient et de l’occident. Si le piano peut incarner d’une certaine manière l’histoire de la musique classique occidentale, le oud occupe depuis des siècles une place centrale dans le monde arabe et même au-delà puisqu’on le retrouve également en Grèce, en Arménie ou en Azerbaïdjan.

Mais le piano et le oud ont également connu une réappropriation par le monde des musiques non-classiques et improvisées.

Et c’est peut-être cela plus que tout qui réunit ici le oudiste marocain Nasser Houari et le pianiste belge Jean-Philippe Collard-Neven.

S’il y a une profonde affinité de Jean-Philippe Collard-Neven pour les musiques arabes, si Nasser Houari est pétri de culture occidentale, ce qui les relie peut-être par-dessus tout, c’est qu’ils vivent tous deux au quotidien le grand écart qui consiste à pratiquer de manière inclusive des musiques que l’on dit « savantes » et d’autres que l’on dit « populaires ». Nasser est autant à l’aise dans la musique modale que dans les rythmes Gnawa, Jean-Philippe, dans Ravel que dans des grilles d’accords de jazz.

Et ils se retrouvent ainsi dans un espace musical possible, rempli de tout cela, de grandes et petites musiques, d’occident et d’orient, d’improvisation et d’écriture. Libres d’avoir apprivoisé toutes les contraintes, dans le seul plaisir de l’échange. Cette rencontre ne s’inscrit pas dans ce que l’on nomme « musique du monde » mais il s’agit plutôt d’une musique faite par deux citoyens du monde, dont les yeux, les oreilles et les cœurs tentent de rester ouverts à la multiplicité des choses.


Avec Jean-Philippe Collard-Neven, piano – Nasser Houari, oud

Pour les écouter